Les expositions organisées par le CCI agissent comme les vecteurs de (re)connaissance de la discipline du design nouvellement définie auprès du grand public. Elles doivent également rendre compte de la réalité du marché, des tendances et des recherches contemporaines. L’identité visuelle est entièrement assurée par Jean Widmer.

Systématique. Les quatorze chapitres énoncés plus haut guident la programmation et tous les secteurs de la vie quotidienne sont ainsi conviés : les arts de la table, les fonctions utiles de la maison, les enfants, le mobilier dans l’espace collectif, les luminaires, les vêtements, l’outillage, le son ou l’usine. Cela s’accompagne d’expositions monographiques, portant sur un designer ou une marque – Olivetti, François André, Danese, Push Pin Studios, Jean-Michel Folon –, ou sur une production nationale – la Grande-Bretagne, la Suisse, la France.

Le rythme effréné des expositions – une trentaine entre 1969 et 1973 – dévoile le dynamisme du CCI, mais aussi son utopisme financier. En effet, l’Union centrale l’a créé grâce à ses propres ressources et le finance ainsi jusqu’en 1972, menaçant l’existence des autres départements. Son développement propre se trouve dans l’impasse et dès 1972, il est décidé que le CCI soit transféré au futur Centre Pompidou1. La convention entre les deux établissements entre en vigueur le 1er juillet 1973 et le déménagement des collections s’étale entre 1973 et 1976.

1Bibliothèque des Arts Décoratifs, archives, E 3/ 15.

Les Arts Décoratifs, 107, rue de Rivoli, 75001 Paris
tél. : +33 (0)1 44 55 57 50