Des débuts de l'affichage au XIX<sup class="typo_exposants">e</sup> siècle

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Louis Oury, vers 1900 © DR

L’affichage s’est développé à partir de 1539, date de l’ordonnance de François Ier.

D’une façon générale jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, les affiches sont apposées « aux coins des rues, aux portes des particuliers, ou aux églises » (Dictionnaire de Richelet, 1724).

Mais il semble qu’en pratique, comme le souligne Jean-Sébastien Mercier dans ses Tableaux de Paris en 1783 « L’impôt du timbre (...) n’empêche point que pas une colonne, pas un angle de porte, pas la moindre surface ne soit couverte d’un placard grand ou petit, étroit ou large... ».

A cette époque, il y a dans Paris quarante afficheurs, portant une plaque de cuivre. Sachant lire et écrire, ils sont responsables de ce qu’ils affichent.

Le XIXe siècle

Les travaux entrepris par Haussmann ont indirectement favorisé le développement de l’affiche. Des quartiers entiers se sont couverts de palissades, offrant à l’affiche en plein essor des surfaces très importantes. Immédiatement, elles sont investies par les sociétés d’affichage qui y installent des cadres de bois pour l’affichage réservé.

La moindre muraille est recouverte d’affiches en pose libre. Elles se superposent, se chevauchent, se bousculent, composant une mosaïque colorée, vivante que tous les observateurs attentifs de leur temps ont souligné.

Très vite l’affichage s’est diversifiée et spécialisée.

Le type de pose « libre » permet d’afficher partout où cela est possible de façon sauvage sans garantie de durée.

Le type de pose en cadre réservé permettant le choix des emplacements et de la durée avec garantie d’entretien pendant cette période.

En plus de l’affichage fixe, l’affichage mobile, le fiacre réclame et l’homme-sandwich apparaissent, sillonnant la ville.

Des supports spécifiques se développent :

- le mur pignon pour affichage en hauteur, en général d’une durée assez longue.
- la colonne Morris réservée à l’affichage thêatrale
- le mobilier urbain : kiosques à journaux lumineux, chalets de nécessité et vespasiennes.
- à partir de 1900, le métro (quai, tunnel, couloir, contremarche d’escalier)

Des débuts de l’affichage au XIXe siècle
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