Introduction

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Vue en élévation, côté cour © Les Arts Décoratifs

Le comte Moïse de Camondo hérite en 1910 de l’hôtel du 63, rue de Monceau où ses parents s’étaient installés en 1873. Il n’hésite pas à le faire démolir pour le remplacer par une demeure conforme à ses goûts et qui puisse accueillir l’importante collection de mobilier et d’objets d’art du XVIIIe siècle qu’il a réunie depuis plus de vingt ans. L’architecte René Sergent (1865-1927) se voit confier la reconstruction d’un hôtel classique entre cour et jardin qui soit un cadre sur mesure pour ses collections et une demeure propice à la vie de famille. Il utilise au mieux le terrain et ouvre le plan en deux ailes du côté du jardin dessiné par Achille Duchêne. C’est le Petit Trianon de Versailles de Ange-Jacques Gabriel qui a visiblement servi de modèle. Mais derrière les façades, le plan adopté par Sergent répond aux règles de l’habitation privée énoncées dans la seconde moitié du XIXe siècle qui dissocie la vie publique, vie privée et le service domestique.

Le rez-de chaussée bas est de plain-pied sur la cour d’honneur et à demi enterré du côté du jardin pour dissimuler les espaces de service. Un grand escalier, depuis le vestibule conduit au rez de chaussée haut réservé à la réception, le premier étage est celui des appartements privés, les combles sont le domaine du personnel.

Cette demeure est aujourd’hui le seul témoignage conservé dans son intégrité qui permette de comprendre le fonctionnement d’une maison particulière de la plaine Monceau.

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