Vue du salon des Huet vers les fenê­tres du jar­din en 2013 © Paris, Les Arts Décoratifs, photo Jean Tholance

Les modifications ultérieures

Au fil du temps, les clauses restrictives du testament se sont révélées difficiles à respecter, notamment en matière d’éclairage, de conservation préventive et de sécurité.

Quelques changements ont été motivés par des problèmes techniques ou de confort visuel : au-dessus des tableaux, les navettes équipées de néons ont sans doute été retirées après la Seconde Guerre mondiale [1] ; des améliorations relatives à l’éclairage des lustres et l’électrification de certains bras de lumières ont été effectuées par le Comité pour Camondo entre 1985 et 1995 [2].

A contrario, dans le souci du respect des aménagements voulus par Moïse de Camondo, quelques pièces de mobilier ont retrouvé leur emplacement d’origine, telle la table à écrire en acier et bronze doré du bronzier Chauffete (CAM 192), « chef-d’œuvre de supercherie [3] » datant de 1925, qui a été replacé en 2012 au sein du salon des Huet.

Suite à l’exposition « L’Orfèvrerie française des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles des collections du musée des Arts décoratifs et du musée Nissim de Camondo [4] », qui a été présentée en 1984 dans les deux musées, il a été décidé de présenter plusieurs pièces majeures d’orfèvrerie dans une vitrine blindée, placée dans la garde-robe de Moïse de Camondo [5].

Les œuvres fragiles ou susceptibles d’être volées ont été protégées par des cloches en verre, encore en place aujourd’hui, comme celles abritant la garniture en porcelaine de Niderviller (CAM 100) ou les figurines en biscuit de Sèvres (CAM 686.7 et 8). Ce matériau a été remplacé plus récemment par du Plexiglas pour exposer les pièces d’orfèvrerie de table du service Orloff (CAM 252-3 à 5).

Vers 1995, les chemins de toile qui protégeaient les tapis ont été retirés et ces derniers partiellement roulés. Si cette mise en œuvre permet de mieux assurer leur conservation, la partie centrale de leur décor n’est plus centrée au-dessous des lustres et la symétrie chère à Moïse de Camondo n’existe donc plus désormais.

Des compromis satisfaisants sont donc difficiles à trouver, pour à la fois préserver les collections et faciliter la circulation du public, tout en respectant les aménagements voulus par Moïse de Camondo.

[1] Elles n’ont pas été reposées depuis car ce système d’éclairage n’est pas compatible avec les normes actuelles de conservation préventive.

[2] Constitué de personnalités, d’antiquaires et de décorateurs, le Comité pour Camondo a réuni plus de dix millions de francs entre 1984 et 1995 destinés à la restauration du musée, sous la présidence de M. Didier Aaron.

[3] Marie-Noël de Gary (dir), Musée Nissim de Camondo. La Demeure d’un collectionneur, Paris, Les Arts Décoratifs, 2007, p. 106.

[4] Gérard Mabille, Orfèvrerie française des XVIe, XVIIe, XVIIIe siècles, catalogue raisonné des collections du musée des Arts décoratifs et du musée Nissim de Camondo, Paris, Flammarion/musée des Arts décoratifs, 1984.

[5] Elle en a été retirée récemment et l’orfèvrerie est depuis exposée par roulement dans la salle à manger.

Pratique

Musée Nissim de Camondo
63, rue de Monceau
75008 Paris

Tél. : 01 53 89 06 50 ou 06 40 (boîte vocale)
Métro : Villiers, Monceau
Bus : 30, 94, 84
Parkings : Place P. Goubaux, Malesherbes, Avenue de Villiers

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- Horaires et tarifs


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