Vue du grand bureau vers l’alcôve en 1936. Musée Nissim de Camondo. Tirage noir et blanc, 1936. H. 22,3 cm ; L. 28,2 cm, ins­crip­tion, en bas à gau­che : « 21 Cam ». Paris, Les Arts Décoratifs, docu­men­ta­tion du musée Nissim de Camondo © Paris, Les Arts Décoratifs

L'agencement des salles en 1936

Il respecte au plus près et avec beaucoup de rigueur les volontés du donateur. Cependant, certains aménagements ont été mis en place dès le début : « C’était une bien grande difficulté de laisser pénétrer un public, qui sera certainement nombreux, dans les salons, vastes sans doute, mais parsemés de meubles et dont les parquets sont revêtus de tapis précieux. Grâce à de légers déplacements de tapis, de sièges, effectués avec beaucoup de discrétion, nous espérons que le public circulera sans trop de peine et la maison aura gardé pourtant son aspect de très riche et très élégante habitation, en évitant le froid et la rigidité d’un musée [1]. »

Plusieurs tapis d’Orient sont néanmoins retirés de la présentation. Dans le catalogue du musée rédigé par Jean Messelet en 1936, ils ne sont pas inventoriés dans les collections (car jugés incompatibles avec les œuvres d’art décoratif français du XVIIIe siècle ?). Si quelques-uns sont laissés en place, d’autres sont remplacés par des tapis français, disposés dans des passages et donc difficiles à protéger.

Par ailleurs, des chemins de toile sont fixés sur certains exemplaires restés entièrement déployés afin de pouvoir marcher dessus sans les abîmer. Cette dernière disposition respecte les volontés testamentaires du donateur : « Mon hôtel est orné d’une rare collection de tapis anciens de la Savonnerie ou d’Aubusson ; j’entends que ces tapis restent tous en place chacun dans la pièce où il se trouve. Pour éviter leur usure il devra être pris certaines mesures de protection telles que de les rouler en partie aux endroits de la circulation du public, les recouvrir de chemins en toile ou tout autre procédé convenable, mais de façon qu’ils soient toujours visibles au moins en partie. »

En outre, on remarque que quelques meubles et objets ont sans doute été repris par Béatrice Reinach car ne faisant pas partie du legs. On note aussi que des cordons de mise à distance ont été posés dès l’ouverture du musée, en dépit des dispositions testamentaires qui indiquaient de les éviter autant que possible : « […] afin de respecter la volonté du donateur, les conservateurs du musée des Arts décoratifs se sont bornés à mettre sur les objets de discrets numéros d’identification, à régler la circulation par des cordons protecteurs [2] ». Enfin, pour des raisons de sécurité, les petits objets ont été fixés avec des fils en laiton.

[1] Jacques Guérin, L’Illustration, 26 décembre 1936, p. 530-535.

[2] Pierre du Colombier, Le Courrier des arts, 14 janvier 1937.

Pratique

Musée Nissim de Camondo
63, rue de Monceau
75008 Paris

Tél. : 01 53 89 06 50 ou 06 40 (boîte vocale)
Métro : Villiers, Monceau
Bus : 30, 94, 84
Parkings : Place P. Goubaux, Malesherbes, Avenue de Villiers

- Plan d’accès
- Horaires et tarifs


PDF - 1.1 Mo
Téléchargez le dépliant de l’exposition « De la demeure au musée »
Version française
PDF - 1.1 Mo
Téléchargez le dépliant de l’exposition « De la demeure au musée »
English Version

Pour télécharger ce(s) document(s) au format .pdf, vous devez posséder le logiciel Acrobat reader.

Plan du site   Flux RSS   Contacts   ©   Crédits
Ministère de la Culture     Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris - tél. : 01 44 55 57 50