Meuble d’encoignure

Émile Reiber (1826-1893), dessinateur
Grohé Frères, ébénistes
Eugène Capy (1829-1894), modeleur
Mallet, modeleur
Guignard, auteur de la patine,
Antoine Tard, émailleur
Christofle & Cie, fabricant
Paris, 1874-1878
Bâti et piètement en ébène, palissandre, poirier noirci, porte en bronze galvanique doré ou patiné, cuivre, argent, or et émail cloisonné
H. 195 ; l. 95 ; pr. 63 cm
Don André et Tony-Henri Bouilhet, en souvenir d’Henri Bouilhet, 1930
Inv. 27662
© Les Arts Décoratifs

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La maison d’orfèvrerie Christofle est l’une des premières, dès l’Exposition Universelle de 1867, à reprendre la technique des émaux cloisonnés propre à la Chine avec des procédés de création industrielle. Le dessinateur Émile Reiber, employé par Christofle, observe les bronzes chinois et japonais et imagine des décors associant plusieurs patines à l’or, à l’argent et à l’émail.

Présenté à l’exposition de l’Union Centrale des Arts Décoratifs en 1874, le meuble d’encoignure frappe par ses reliefs incrustés et les bronzes dorés et patinés du cartouche central orné d’une femme et d’un animal fantastique repris d’une estampe japonaise. Christofle crée un mobilier de luxe en renouvelant son esthétique par la présence d’émaux et de métaux et livre ici un témoignage éclatant de l’excellence à laquelle est parvenu le progrès industriel.

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