« Lorsqu’on est trop curieux des choses qui se pratiquaient aux siècles passés, on demeure ordinairement ignorant de celles qui se pratiquent en celui-ci », disait le philosophe René Descartes. Cette phrase, reprise par l’Union des artistes modernes dans son manifeste de 1934, pourrait résumer le débat passionné qui a opposé dans l’entre-deux-guerres les partisans du modernisme et les traditionalistes. Et quand s’ouvre à Paris l’Exposition internationale des arts et techniques, en mai 1937, on peut voir s’exprimer chez les créateurs les tendances les plus contradictoires : les uns, comme René Herbst ou René Coulon, proposent un mobilier d’une typologie résolument nouvelle, tandis que d’autres, tel André Arbus, veulent s’inscrire dans la continuité de la grande ébénisterie française.

Les meubles et objets réunis à cet étage rendent compte de ces différentes attitudes qui persistent au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

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