La robe volante disparaît faisant place à la robe à la française. Composée d’un manteau ouvert sur une pièce d’estomac et une jupe assortie, la robe à la française conserve de la mode précédente les « plis à la Watteau » dans le dos ainsi que le panier qui prend une forme ovale. Contrairement à la robe volante, le corsage durant cette période est ajusté sur le devant et sur les côtés. L’ornementation, rapportée tout autour de l’ouverture du manteau et sur la partie visible de la jupe, est faite de bouillonnés variés et de falbalas. Les manches sont dites « en pagode » auxquelles on fixe des engageantes amovibles de dentelle ou de mousseline de coton brodé.

Pour l’homme, l’habit à la française, composé de l’habit, du gilet et de la culotte, perd de son ampleur vers le milieu du XVIIIe siècle. Les pans de devant de l’habit, prennent une coupe oblique vers 1760 et les parements des manches diminuent et se ferment. Le gilet qui se substitue à la veste, se porte plus court que l’habit. A partir de 1745, la culotte passe par-dessus le bas et est ajustée au-dessous des genoux par des jarretières.

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