Les plaisirs que le verre donne à l’amateur d’objets d’art de la fin du Moyen-Age et de la Renaissance ne doivent pas faire oublier les services qu’il rend aux chercheurs et aux scientifiques.

Le médecin médiéval dont le principal outil de diagnostic est l’urinal en verre, l’alchimiste qui observe et expérimente les métamorphoses de la matière, l’astronome qui va révolutionner, non sans résistance, l’image du monde et de l’homme au sein de l’Univers ; tous les savants bénéficient des progrès effectués dans la maîtrise des qualités optiques et chimiques du verre.

Enfin, à partir semble-t-il de la fin du XIIIe siècle, en liaison avec les progrès dans la théorie de l’optique, les érudits, puis rapidement un plus large public, vont pouvoir améliorer leur vue défaillante grâce à des lunettes à nez ou besicles.

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