Sur le côté gauche de l’hôtel, le passage voiturier pavé (disparu) menait au jardin d’été et à la remise aux voitures ans le fond. Il était surélevé par rapport à l’avenue des Champs-Élysées. Il était éclairé par une verrière ménagée dans la voûte en plein cintre, sous laquelle un escalier permettait d’accéder au vestibule de l’hôtel. Au-delà s’ouvrait le jardin d’été à l’abri de l’agitation de l’avenue. Assez vaste, il était limité à l’ouest par les grandes baies vitrées donnant sur le jardin d’hiver (disparu). Manguin a ainsi conçu un espace de verdure et de calme, agréable en toute saison et a privilégié d’en faire bénéficier des pièces telles que les deux salles à manger, ainsi que le fumoir et la bibliothèque du comte.

La façade arrière du corps principal est occupée au centre par une reproduction de la Vénus d’Arles conservée au Louvre (elle est aujourd’hui moderne). Au-dessous, une niche abritait une fontaine, agrémentant l’espace. De part et d’autre, les fenêtres gémellées du premier étage se superposent aux grandes baies du rez-de-chaussée dans une écriture architecturale simple et régulière.

On remarque la présence de deux lampadaires d’éclairage au gaz, combustible encore peu utilisé dans les demeures privées à cette époque.

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