Robes, chapeaux, souliers, gants sont-ils les reflets d’une image, d’une personnalité, d’un rôle social ? Ce livre expose les règles du jeu qui régissent la mode depuis le siècle des Lumières, époque où l’habit civil instaure une subtile grammaire du comportement vestimentaire. Les codes de bienséance qui en découlent sont promulgués au XIXe siècle par des lois établissant une inflexible hiérarchie des signes et des conduites. Par ailleurs sont présentées les garde-robes de trente-neuf collectionneurs comme autant d’espaces intimes. L’œuvre des couturiers et des créateurs est ainsi remise en contexte par le regard subjectif des collectionneurs. Par la forte identité qui s’en dégage, par les choix qu’elle révèlent, les garde-robes incitent à s’interroger sur la frontière entre fonction et usage, entre histoire personnelle et jugement d’autrui.