Photographie, « Homme assis à une ter­rasse de café », Gunnar Larsen, 1973 © Dominique Weitz et DR

Cousu de fil blanc

Selon Charles Baudelaire « Il importe fort peu que la ruse et l’artifice soient connus de tous ». Placés sur le vêtement ou intégrés à la coupe, des détails comme les poches, les cols, ou le boutonnage perdent leur fonctionnalité pour devenir décor en trompe-l’œil. Dans le même esprit, le tissage imite les réseaux de dentelle, et la broderie, les effets d’un drapé ou des bijoux. Les imprimés simulent eux aussi d’autres techniques. L’impression au cadre plat procède de la sérigraphie industrielle dont les prémices remontent au début du XXe siècle ; à la manière d’un pochoir, elle utilise des écrans interposés entre l’encre et le support. Ses divers développements permettent de reproduire des graphismes complexes et délicats. Quant à elles, les matières revendiquent leur caractère factice par leur dénomination : soie artificielle, fausse fourrure, cuir vieilli, simili croco. Elles vont jusqu’à simuler l’usure, la patine du temps et pourquoi pas la peau.

1 COMMENTAIRE (PAR LES INTERNAUTES)

  • Vêtements trompe-l’oeil 2 mai 2012 16:58, par Agathe

    C’est quand même bien, tout ces vêtements imités... Et dire que c’est la source de la célébrité de styliste connus de nos jours...

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