Les vernisseurs du faubourg Saint-Antoine sous le règne de Louis XIV

Texte de Daniel Alcouffe

Ce texte est extrait du catalogue de l’exposition.

Le vernis Martin parisien du XVIIIe siècle est célèbre. Mais c’est en fait dès le XVIIe siècle, comme l’a mis en valeur M. Thibaut Wolvesperges, que l’on exécuta des meubles en vernis dans la capitale. Étant donné la nouveauté de la technique, les vernisseurs pionniers, méfiants, s’installèrent principalement au faubourg Saint-Antoine, comme l’avaient fait les premiers ébénistes, puisque le faubourg jouissait de privilèges qui l’exemptaient du contrôle des corporations, peu favorables aux innovations. C’est vers 1670, semble-t-il, que s’y installèrent les premiers artisans qu’on y trouve appelés « vernisseur ». Contrairement aux ébénistes, souvent flamands ou allemands, les vernisseurs du faubourg Saint-Antoine furent tous français, et plutôt, quand on peut le savoir, provinciaux. Ils étaient de formations diverses à l’origine : Germain Massot était peintre, Jean Ancellin, ancien domestique, s’était formé chez un tourneur en ébène. En s’appuyant sur les archives notariales, il est possible de distinguer trois périodes dans l’histoire des vernisseurs du faubourg jusqu’à la fin du règne de Louis XIV : celle des premiers vernisseurs – Massot, Thérèse, Ancellin, Cibou, Thévenard –, puis celle de la famille Langlois, celle de Guillaume Martin enfin.

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