Bijoux de couture et métiers de la parure

Maison Chanel

Département XVIIIe (niveau 3)

La collection haute couture automne-hiver 2010-2011, intitulée « Sous le signe du lion », est inspirée des objets d’art que l’on trouve à profusion dans l’appartement de Coco Chanel, rue Cambon à Paris. Cette collection rappelle aussi qu’elle était native du lion, signe du feu et du soleil par excellence Pour cette collection, Karl Lagerfeld a choisi une symphonie de teintes flamboyantes parée de riches broderies, constellés de perles et de strass. Cette collection met en scène le savoir-faire de certaines des maisons d’art qui travaillent pour Chanel : le parurier Desrues, le plumassier Lemarié, les brodeurs Lesage et Montex et le bottier Massaro.

Maison Lanvin

Département Art déco, appartement de Jeanne Lanvin (niveau 4)

Le projet « Les Ravisseuses » présente une sélection des plus beaux bijoux dessinés par Elie Top, collaborateur de longue date d’Alber Elbaz, directeur artistique de la maison Lanvin. Ils prennent place dans les appartements reconstitués de Jeanne Lanvin au musée des Arts décoratifs. Fidèle à son esprit espiègle, Alber Elbaz donne libre court à son imagination pour se réapproprier l’espace. Il propose ainsi une étonnante scénographie sur le thème des voleurs de bijoux. Le visiteur épris de curiosité sera le spectateur d’un vol de bijoux dans les appartements d’une riche propriétaire. Une sortie-de-bain richement brodée, une femme-papier peint à la dérobée, une gardienne de musée aux escarpins diamantés… Une certaine dérision que l’on retrouve chez Lanvin dans les vitrines de la boutique historique de la rue du Faubourg-Saint-Honoré. Pensées comme de véritables petits théâtres, elles se réinventent chaque mois avec originalité.

Erik Halley

Département XVIIIe (niveau 4) / département contemporain (niveau 9 ) / département contemporain, galerie d’actualité : bijoux de parade, bijoux de combat (niveau 5)

Artiste designer, Erik Halley s’exprime par le bijou, les parures de corps et les ornements de tête en matériaux organiques et synthétiques. Ses créations uniques sont influencées par le design futuriste, le monde animal, le pop rock, mais aussi le surréalisme. Il partage sa vision décalée de l’objet avec Elsa Schiaparelli et Salvador Dalí, revendiquant « une esthétique sophistiquée où la transgression se met au service de la beauté ». Il a été remarqué dès 1994 par la haute couture, collaborant avec Alexander McQueen, Hussein Chalayan, Karl Lagefeld chez Chanel, Givenchy, Yohji Yamamoto, Thierry Mugler… Motivé par les plus grands et soutenu depuis toujours par Nadja Swarovsky, il a réalisé un unique défilé d’accessoires – véritable champ d’expérimentation qui repousse les limites de ses créations. Il travaille pour des célébrités comme Beyoncé, David Bowie, Beth Ditto et Kylie Minogue, pour qui il réalise sur commande des coiffes, des masques, des bijoux et des ornements corporels. À l’occasion de la tournée MDNA de Madonna, en 2012, il a dessiné des masques futuristes Weareable Art inspirés des gargouilles et du design des avions furtifs, dans un esprit glam’rock. Rhinocéros, araignées, lapins, oiseaux et le homard, symbole surréaliste, s’imposent à l’artiste comme animaux fétiches.

Annabelle d’Huart (née en 1952)

Département XVIIIe, salle « Le goût néoclassique » (niveau 4)

Artiste pluridisciplinaire, Annabelle d’Huart pratique la photographie, la sculpture et le dessin. Depuis 1991, elle réalise également des bijoux en pièces uniques. Elle a établi des collaborations prestigieuses avec le milieu de la mode en concevant des bijoux de haute joaillerie pour Chanel (2000) et pour Yohji Yamamoto (2007). La galerie Gladys Mougins a exposé ses créations personnelles en joaillerie à Paris en 2003. Elle collabore avec la Manufacture de Sèvres depuis 1996, y concevant entre autre le décor d’un service de table Atlantide. En 2008, elle a réalisé la première collection de bijoux en porcelaine de Sèvres. Près de 300 bijoux-sculptures ont été produits au cours d’une résidence de trois ans à la Manufacture : métaphores de paysages imaginaires, ces formes moulées en porcelaine sont inspirées par les « Choses de flot et de mer » (selon une expression de Victor Hugo), puis assemblées avec des anneaux d’or, d’argent noirci, des cordelettes de lin ou de soie japonaise. La première partie de cette collection fut présentée dans le salon des boiseries du musée des Arts décoratifs en 2008 et la seconde partie à la galerie Anne-Sophie Duval à Paris en 2010.

Aurélie Lanoiselée (née en 1981)

Département XIXe, salle « La Duchesse de Berry » (niveau 4)

Aurélie Lanoiselée développe depuis un peu plus de dix ans une approche créative de la broderie. Le passé, avec ces reliquaires moyenâgeux, ces suaires et momies brodées sont une source d’inspiration qu’elle revisite constamment. La couleur indigo n’a plus de secret pour la jeune artiste, avec L’Or bleu, qu’elle retravaille de broderies, de pampilles et de feuilles d’or, elle sacralise l’ouvrier et la place de l’ Homme au travail. Cette œuvre obtient en 2002 le prix régional SEMA Jeunes. Elle récidive en 2008 avec Le Leviathan, grande silhouette blanche fantomatique, sculptée de perles de coton et de soie. En 2003, elle débute ses collaborations aux défilés haute couture des maisons Carven & Christian Lacroix, suivront ensuite les maisons Givenchy, Balmain, Christian Dior, Stephane Rolland et Valentino . En 2009 elle reçoit le prix de la Fondation Bettencourt Schueller « Pour l’intelligence de la Main » et en 2011, le Grand prix de la Création de la Ville de Paris dans la catégorie Métiers d’art confirmé. Aurélie Lanoiselée participe également à des expositions d’art contemporain : Merveilleux d’après nature en 2007 et L’Homme merveilleux en 2008, au château de Malbrouck au Luxembourg.

Camille Lescure (née en 1983)

Département XIXe (niveau 4) / département Art nouveau (niveau 4)

Camille Lescure s’inscrit dans la lignée des paruriers de la haute couture parisienne, entre tradition et modernité : elle conçoit par exemple de grands colliers-collerettes en broderies, dans un esprit baroque, comme le collier Mélusine en arêtes et cartilage de poisson brodés et crochetés. Diplômée de l’école Duperré en 2004, Camille Lescure obtient la même année la Bourse des Métiers d’art de la Ville de Paris. Très vite elle collabore avec le parurier Philippe Grand à la réalisation de bijoux et accessoires de mode pour les défilés Givenchy, Roger Vivier, Christian Lacroix, Jean-Paul Gaultier, Louis Vuitton. Remarquée pour son travail, Camille Lescure a obtenu de nombreux prix : le Grand Prix de la Création de la Ville de Paris dans la catégorie mode en 2007, ainsi que plusieurs récompenses au Salon Eclat de Mode Bijorhca en 2008 et 2009. Elle a été lauréate du concours Jeunes créateurs Ateliers d’art de France en 2007. En 2007, elle ouvre une boutique-atelier rue de Charenton dans le quartier de la Bastille.

Mouton Collet (créé en 2005)

Département contemporain, galerie d’actualité : « Bijoux de parade, bijoux de combat » (niveau 5)

Duo franco-belge très remarqué dans le milieu de la mode, Matthieu Mouton et Nicolas Collet ont commencé à travailler ensemble à la fin des années 90, après s’être rencontrés à l’Institut Saint-Luc en Belgique. Leurs bijoux, pointus et décalés, inspirés par la nature et la « belgitude », sont de curieux mélange d’excentricité et de rigueur, jouant constamment sur l’attirance et la répulsion, le contraste entre le beau et le laid. Leur dernière collection baptisée MAD SAFARI, reprend les codes guerriers de la barbarie, de la cavalerie, du prédateur et du barbare, avec notamment des masques en cuir qui sont travaillés avec une touche de sophistication. Écrous et pointes en or se réfèrent aux matières précieuses et les remplacent. Leur esthétique très libre et leur imaginaire fertile ont attiré l’attention de créateurs de mode confirmés comme Martin Margiela, Loulou de la Falaise, A.F Vandevorst, Nicola Formichetti… ainsi que des célébrités comme Lady Gaga, Keren Ann, ou Els Pino du groupe « Vive la Fête ».

Aude Tahon (née en 1973)

Département XVIIIe (niveau 4)

Aude Tahon crée une matière textile légère à partir d’une technique de nœuds traditionnelle coréenne dite « art des nœuds maedup », qu’elle applique à la création de parures, objets et sculptures textiles. L’emploi du fil noué lui permet de jouer de l’ombre et de la lumière, des vides et des pleins, donnant à l’objet textile une architecture flottante et aérienne. Elle multiplie les expériences, tout à tour modéliste et styliste pour le prêt à porter de luxe, elle réalise également des passementeries pour la joaillerie et la haute-couture (maisons Hermès et Chanel). Aude Tahon est lauréate du Grand prix de la Ville de Paris en 2005 (métiers d’art débutante) et du concours Jeunes créateurs organisé par les Ateliers d’Art de France en 2006. Depuis 2007, elle présente régulièrement ses créations au Salon Maison et Objet. Récemment sa Robe cocon a intégré les collections contemporaines du Musée des Tissus et des Arts décoratifs de Lyon.

Natalia Brilli (née en 1970)

Département XVIIIe (niveau 3) / département contemporain, galerie d’actualité : « bijoux de parade, bijoux de combat » (niveau 5)

D’origine belge, Natalia Brilli a fait des études de scénographie à l’Ensav de La Cambre à Bruxelles (1991-1996). Elle a intégré en 2002 l’Institut français de la mode à Paris, puis est devenue styliste d’accessoires pour la maison Rochas sous la direction artistique d’Olivier Teyskens. Elle s’intéresse non seulement à l’accessoire, mais également à tout objet iconique révélateur de comportements générationnels ou culturels, de nouveaux codes vestimentaires, qu’elle détourne ou se réapproprie en gainant toute forme d’une peau fine et précieuse, principalement de l’agneau : par exemple, un boîtier de montre Rolex qu’elle recouvre de cuir noir et rebaptise avec humour Nolex. En 2004, Natalia Brilli a créé sous son propre nom sa première ligne d’accessoires et de bijoux distribués chez Maria Luisa et Barney’s à New York. Depuis lors, elle dessine chaque année des collections Homme et Femme de bijoux et de maroquinerie. En 2006, elle a été récompensée du prix de l’ANDAM. Ses propres créations sont présentées par la galerie Aliceday à Bruxelles.

Découvrez le catalogue publié à l’occasion de l’exposition


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