Les Arts Décoratifs présentent la première exposition rétrospective de Jean-Paul Goude à Paris. L’un des plus brillants « faiseurs d’images » de la création contemporaine propose une vision à la fois rétrospective et créative de son œuvre à travers tous les champs d’intervention : de la mode à la photo, de la publicité au spectacle vivant. Artiste-précurseur, manipulateur d’images, tour à tour illustrateur, directeur artistique, photographe, réalisateur, Jean-Paul Goude travaille aussi bien pour la presse, la musique que la publicité. Il est avant tout un créateur qui a su inventer un style, un univers, et peut être même comme l’évoque avec humour le titre de l’exposition, une mythologie personnelle.
Pour le musée des Arts décoratifs, le designer Maarten Baas conçoit un univers extravagant dans lequel il met en scène ses propres objets issus des séries Real Time, Smoke, Clay et Sculpt. Pour cela, il imagine une grande installation, support aux différentes pièces réalisées sur le même procédé que sa série Clay. Comme un mobilier tentaculaire incluant luminaires et étagères, Maarten Baas construit ce labyrinthe d’un seul tenant. Son mobilier et ses objets déjà existants sont insérés dans cette résille faite dans son atelier, créant une atmosphère instable et fantaisiste.
« Dans la grande forêt, un petit éléphant est né. Il s’appelle Babar. »
80 ans plus tard, Babar devenu roi des éléphants, porte toujours son « costume d’une agréable couleur verte ». Il reste certainement l’un des héros de la littérature jeunesse les plus prisés des enfants mais aussi et surtout de leurs parents et grands-parents qui associent Babar à leur plus tendre enfance. Il fête aujourd’hui son anniversaire dans la galerie des Jouets des Arts Décoratifs. L’exposition retrace les aventures du pachyderme le plus célèbre depuis sa création en 1931.
Le trompe-l’œil est, comme son nom l’indique, destiné à tromper l’œil et trouve son origine dans les fresques et mosaïques antiques. Le récit le plus ancien qui marque le début du trompe-l’œil est celui de Pline l’Ancien. Il rapporte dans son Histoire naturelle comment le peintre Zeuxis (464-398 av. JC), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasius, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour. Si l’Antiquité est le point de départ de cette illusion parfaite, la Renaissance et le Maniérisme vont amplifier ce phénomène avant que la période Baroque n’en fasse un genre à part entière. La virtuosité atteint alors son comble et cette illusion doit alors beaucoup aux techniques de la perspective et du clair-obscur. Toutes les périodes vont s’y intéresser, même si les supports et les enjeux ne sont plus les mêmes.
Le WallpaperLab est un concours issu d’un partenariat entre les professionnels du papier peint, regroupés au sein de l’Association pour la Promotion du Papier Peint (A3P), du musée des Arts décoratifs et de l’éditeur Domestic qui vient rejoindre cette quatrième édition. Véritable atelier d’expérimentation, Le WallpaperLab favorise l’innovation en matière de papier peint. Réagir en visionnaire, interpeller, surprendre sont autant de prérogatives assurées par les 5 artistes designers, graphistes sélectionnés cette année. Des créateurs aux univers pluriels séduits par l’idée, Akroe (graphiste), Constance Guisset (designer), Big Game (designer), Helmo (graphiste) et Leslie David (graphiste, illustratrice), ont apporté des propositions très originales. Leurs projets examinés par un jury de professionnels seront exposés du 20 janvier au 6 mai 2011, dans l’espace moderne et contemporain.
Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris
- tél. : 01 44 55 57 50






