Galerie Jean Dubuffet

Galerie Jean Dubuffet © Les Arts Décoratifs / Luc Boegly

LA GALERIE JEAN DUBUFFET EST ACTUELLEMENT FERMÉE JUSQU’À LA MI-NOVEMBRE 2014.

Les œuvres sont présentées dans le cadre de l’exposition « Dubuffet, l’insoumis », Fonds Hélène et Edouard Leclerc pour la Culture de Landerneau jusqu’au 2 novembre 2014. Pour en savoir + : http://www.fonds-culturel-leclerc.fr

Fuyant l’Asphyxiante culture des institutions consacrées, Jean Dubuffet (1901-1985) fit, en 1967, le choix d’offrir au musée des Arts décoratifs sa collection personnelle composée de 21 tableaux, 7 sculptures et 132 dessins. Constituée à partir de 1942, elle forme un ensemble chronologique et expérimental de ses travaux couvrant les périodes qui précèdent l’Hourloupe. Cette donation généreuse est le fruit de l’amitié entre l’artiste et François Mathey, conservateur général du musée des Arts décoratifs de 1969 à 1986. Ce dernier a largement contribué à faire découvrir l’œuvre de Jean Dubuffet en organisant plusieurs expositions.

La collection
C’est à l’âge de 41 ans que Jean Dubuffet se consacre définitivement à la peinture. Anticonformiste et visionnaire, il se détache des critères esthétiques et bouscule le monde de l’art qu’il désacralise.

Innovatrice et provocante, l’œuvre de l’artiste fait partie de celles qui dominent la deuxième moitié du XXe siècle. Si ses premières expositions suscitent le scandale en France, le public américain porte un vif intérêt à son œuvre. Après plusieurs séjours au Sahara (Les deux chameaux), il s’installe un an à New York, puis rentre en France pour partager son temps entre Paris et Vence.

D’une série de portraits qui vise à présenter des « effigies humaines » selon ses propres termes (Marcel Jouhandeau aux lunettes), il concentre ses réflexions sur les matériaux méprisés et sur l’immatérialité et maintes formes apparaissent de manière ambiguë.

A Vence, il travaille sur « les Assemblages d’empreintes » en prenant intérêt aux sols sauvages et pierreux (Le Val sauvage) ainsi qu’aux végétations les plus pauvres (L’âne égaré). Cette recherche se poursuit un certain temps avec le thème des « Barbes » (Le gazon de barbe) où apparaissent de complexes tracés à la plume.

Il s’adonne bientôt aux couleurs vives pour exprimer un monde contemporain frénétique s’égarant dans un labyrinthe (Les Galeries Lafayette).

D’un tracé au stylo bille rouge sur un morceau de papier, il découvre une écriture automatique en créant des dessins qu’il barre de rayures rouges et bleues et qui donne naissance au cycle de l’Hourloupe (La théière).

La présentation de cette collection sera renouvelée très régulièrement. La première sélection propose une trentaine d’œuvres parmi les plus représentatives de cet ensemble.

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