Le secret de la porcelaine

« Saucière Duplessis », Manufacture de Vincennes, 1756 © Les Arts Décoratifs

Fasciné par les porcelaines importées de Chine, l’Occident tenta dès la fin du XV e siècle de percer les secrets de leur technique. Un siècle plus tard, Florence vit l’éphémère production dite « porcelaine des Médicis ». En l’absence de kaolin, argile blanche exploitée en Chine dès le VIIe siècle, les manufactures mirent au point diverses recettes de porcelaine dite « tendre ». La difficulté était d’obtenir une matière translucide après cuisson. À cet effet, on mélangeait à la marne argileuse blanche (argile mêlée de calcaire) une « fritte », mélange vitreux à base de silice. Tout le secret résidait dans la composition de la fritte.

Les recherches reprirent en France à la fin du XVIIe siècle au sein de manufactures de faïence, à Rouen d’abord puis à Saint-Cloud. Au siècle suivant, Vincennes puis Sèvres portaient cette technique à son plus haut degré de perfection artistique. Au siècle suivant, Vincennes portait cette technique à son plus haut degré de perfection artistique à partir de 1740 ; transférée à Sèvres en 1756, la manufacture, devint la première d’Europe.

En 1708, la découverte de kaolin en Saxe marquait les débuts de la porcelaine dure européenne dont la manufacture de Meissen tira sa gloire. Le premier gisement de kaolin fut découvert en France, près de Limoges, en 1768.

J. C.

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