La marqueterie

Cassette en cabi­net, attri­bué à Pierre Gole (v. 1620-1684), Paris, vers 1655 © Les Arts Décoratifs

L’art de la marqueterie se développe en Italie au cours du XIVe siècle. Il consiste à appliquer sur une menuiserie des éléments découpés dans des feuilles minces de bois, formant des compositions ornementales ou figuratives. Au XVIIe siècle, cette technique connaît une évolution importante avec l’utilisation de la scie qui permet une découpe plus précise que le ciseau à bois.

Appelée peinture en bois, elle se prête à des compositions de fleurs, d’animaux, de personnages et d’ornements divers. À la fin du XVIIe siècle, le « bois des îsles » est en faveur : amarante de Guyane, amourette des Antilles, amboine des Moluques, bois de rose du Brésil, santal et palissandre des Indes… L’os, l’ivoire, le métal la rehaussent parfois.

Nommé ébéniste ordinaire du roi en 1672, André Charles Boulle donne son nom à une technique inventée en Allemagne : la découpe simultanée de feuilles superposées d’écaille de tortue et de métal (étain, cuivre ou laiton). On obtenait ainsi deux fois le même motif. Le premier, positif ou « en partie », de métal sur fond d’écaille ; le second, négatif ou « en contrepartie », d’écaille sur fond de métal.

J. C.

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