La chambre bourgeoise

Lit avec bal­da­quin, Charles Percier (1764-1838) et Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853), Paris, 1812 © Les Arts Décoratifs

À partir des années 1840, l’évolution de la chambre à coucher est marquée par deux facteurs nouveaux : la recherche d’un environnement salubre, l’apparition du lit conjugal. Les exigences d’une hygiène accrue amènent à simplifier les draperies qui entourent le lit. On proscrit les étoffes de laine, qui fixent la poussière, au profit du coton ou de la soie. L’usage du sommier à ressorts se généralise.

Au château d’Eu comme au palais des Tuileries, le roi Louis-Philippe fait désormais chambre commune avec la reine. Le lit s’élargit, reprenant une habitude d’origine anglaise. Une seconde table de nuit apparaît. Cette tendance est adoptée par la bourgeoisie. Le mobilier de la chambre se compose en outre d’une commode, d’une armoire à glace (une nouveauté qui détrône la psyché*), d’une toilette à dessus de marbre, de sièges confortables.

Le cabinet de toilette séparé ne figure que dans les appartements d’un certain confort. Quant à la salle de bains, l’usage ne s’en répand qu’à partir des années 1900.

J. C.

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