L'opaline

Sucrier ou com­po­tier aux dau­phins, France, vers 1820 © Les Arts Décoratifs

À la fin du XVIIIe siècle, les Français parviennent à imiter le cristal anglais, réputé pour son éclat. Sous l’Empire, la coloration de ce cristal donne naissance à ce que nous nommons opaline et ce qu’on appelait alors cristaux opales ou cristaux en couleur d’opale. Les objets réalisés – coupes, baguiers, vases, garnitures de cheminée – adoptent d’abord les formes simples du retour à l’antique. Ces objets luxueux reçoivent souvent une monture de bronze doré.

Dès le règne de Charles X, les formes s’épaississent, pour s’étirer et se galber de plus belle sous le second Empire. Aux couleurs douces succèdent des tons plus violents, inspirés par les verres de Bohême. Les délicates nuances de rose sont obtenues par des sels d’or.

À partir de 1840, dans un souci d’économie, le verre rose n’est plus teinté dans la masse mais doublé d’un verre coloré. Au début du XIX e siècle, Le Creusot, Baccarat et Saint-Louis sont les principaux centres de production. Par la suite, de nombreuses cristalleries sont créées autour de Paris : Bercy, Choisy-le-Roi, Belleville, Clichy…

J. C.

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