Les émaux peints

Le mois de sep­tem­bre, les ven­dan­ges, Pierre Reymond, Limoges, 1561 © Les Arts Décoratifs

Après une torpeur de près d’un siècle, le travail de l’émail reprend à Limoges dans la seconde moitié du XVe siècle, peut-être stimulé par les exemples lombards et vénitiens. Aux émaux champlevés succèdent les émaux peints, production qui vaut à Limoges de retrouver sa primauté en Europe. L’objet de cuivre reçoit une couche d’émail uni. Après une première cuisson, la peinture proprement dite est exécutée à l’aide d’émaux de couleurs puis passée à nouveau au four.

Les émaux se composent d’un pigment à base d’oxyde métallique mêlé à un fondant à base de silice qui assure la vitrification lors de la cuisson. Un autre procédé consiste à dessiner sur le cuivre ou sur un fond d’émail blanc à l’aide d’un émail foncé. Après une première cuisson, la mise en couleurs et le modelé sont obtenus par des émaux translucides, qui laisseront apparaître le trait sombre par transparence. Des applications d’or ou d’argent peuvent rehausser les parties éclairées.

Apparue vers 1530, la grisaille se compose d’une première couche d’émail foncé sur laquelle, après cuisson, on dépose une couche d’émail blanc. Le dessin est gravé par enlevage partiel du blanc à l’aide d’une aiguille métallique ou d’une spatule. Après une seconde cuisson, certaines parties peuvent être rechargées d’une ou plusieurs couches d’émail, afin d’obtenir un modelé plus doux.

J. C.

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