1937, entre industrie et « beaux métiers »

Soupière, Jean-Emile Puiforcat (1897-1945), France, 1937 © Les Arts Décoratifs

Avec 44 nations représentées, plus de 300 palais et pavillons construits, 31 millions de visiteurs, l’Exposition de 1937 fut la dernière grande manifestation de ce genre à se tenir à Paris. Baptisée « internationale » plutôt que « universelle », elle visait avant tout à affirmer la suprématie de la France dans le domaine des arts du luxe.

Organisée autour de la thématique « arts et techniques », elle fédérait des productions très disparates. Le Pavillon de l’Aéronautique, le Pavillon de la Lumière, l’exceptionnel Pavillon de Saint-Gobain par René Coulon et Jacques Adnet, le Pavillon de l’U.A.M., les illuminations électriques spectaculaires du site plaçaient l’exposition sous le signe de la modernité industrielle.

A l’opposé, le Centre des Métiers présentait les productions des manufactures nationales, Sèvres, Gobelins, la Monnaie, insistant sur la pérennité des « beaux métiers de France », loin des dangers de « la standardisation de l’usine ».

Défenseur d’un « nouveau classicisme » à la française, André Arbus prophétisait la mort du « cubisme de bazar » et des « sièges en tubes » de 1925. Sensible dans des pavillons comme ceux des Artistes décorateurs ou de l’Architecture privée, le retour à l’ornement et à la grâce du XVIIIe siècle n’était plus un crime.

J. C.

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