

De même que le mobilier Empire accordait un rôle de premier plan à l’acajou richement veiné, l’Art déco fit « chanter » les sombres stries du palissandre, du bois de violette, du palmier et de l’ébène de Macassar, les moirures du citronnier, le mouchetis de la loupe d’amboine. L’éclat profond du laque parlait des mystères de l’Extrême-Orient, l’épiderme fragile du parchemin, le grain du galuchat introduisirent un luxe barbare dans les intérieurs.
Un des pionniers dans l’utilisation des matériaux précieux, le tabletier Clément Mère, alla jusqu’à teinter l’ivoire ou le dorer, quand il ne le tatouait pas d’étranges abstractions. Ces richesses naturelles provenaient de l’empire colonial français, dont l’Exposition de 1931 fut l’ultime et somptueuse vitrine.
J. C.
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