L'architecture à l'Exposition de 1925

Bureau-biblio­thè­que de l’Ambassade fran­çaise, Pierre Chareau (1883-1950), Paris, 1925 © Les Arts Décoratifs

Aux yeux du visiteur qui en franchissait une des quatre portes monumentales, l’Exposition internationale des arts décoratifs apparaissait avant tout comme un fantastique répertoire architectural. Il s’agissait d’être « moderne », et ce credo conférait une certaine unité à l’ensemble. Tous les pavillons adoptaient donc les volumes cubistes et la géométrie à la mode.

Mais beaucoup, tels ceux des grands magasins ou celui de la Compagnie des Arts français, habillaient ces structures rigides d’une profusion ornementale. Plus dépouillé, l’Hôtel du collectionneur de Ruhlmann, élevé par Patout, imposait son classicisme épuré.

Outre les réalisations de Mallet-Stevens, le courant moderniste était brillamment représenté par le Pavillon de Lyon, élevé par Tony Garnier, et par le pavillon de l’Esprit nouveau, de Le Corbusier, Jeanneret et Ozenfant, entièrement réalisé avec des éléments standardisés. Il choqua par sa « pauvreté ».

Quant au groupe d’avant-garde De Stijl, il avait été exclu par la commission néerlandaise qui opta pour un pavillon plus traditionnel qualifié par Van Doesburg de « ferme noire, absurde, sombre comme une église ».

J. C.

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