Statuette Ève, après 1504

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Statuette Ève, après 1504, Allemagne du Sud. Bronze à patine brune (sta­tuette), socle en bois pein­ture faux mar­bre (socle). D. 0,31 (sta­tuette) ; H. 0,105 (socle). Don Jacques Polain. Inv. 2012.57.2 © Les Arts Décoratifs / photo : Jean Tholance

Dans un double mouvement, Ève tend le fruit défendu à Adam (disparu), une pomme dans chaque main. Stylistiquement assez éloignée des bronzes italiens de la même époque, nos recherches se sont dirigées vers l’Allemagne dans l’entourage de Conrat Meit (Worms 1470/85-Anvers 1550/1), auteur de nombreux « couples » comparables à notre statuette : Adam et Eve, c.1510, collections du château de Friedenstein à Gotha, Thuringe, Vénus et Mars, c. 1510, Nuremberg, Germanisches Nationalmuseum, sur lesquels on retrouve le même traitement anatomique, le même ondoiement des mèches de cheveux encadrant un visage doux et juvénile. Le sculpteur a suivi fidèlement la gravure de Dürer réalisée en 1504 (gravure sur cuivre, Schweinfurt, Sammlung Otto Schäffer) à l’exception de la position de la pomme qu’Ève tient visible dans sa main gauche alors que celle de Dürer est dissimulée dans le creux de sa main, bras et poignets tournés vers l’extérieur. Les bronzes allemands du début de la Renaissance étant rares dans les collections françaises, l’acquisition d’une telle œuvre se révèle donc originale et très intéressante.

Monique Blanc

Statuette Ève, après 1504

Allemagne du Sud
Bronze à patine brune (statuette), socle en bois peinture faux marbre (socle)
D. 0,31 (statuette) ; H. 0,105 (socle)
Don Jacques Polain.
Inv. 2012.57.2
© Les Arts Décoratifs / photo : Jean Tholance

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