
Outre qu’elle illustre les développements du goût japonisant, cette pièce saisissante appartient à la tendance symboliste dominée par des visions d’horreur, où les dragons occupent une place essentielle. Celui de la jardinière est très proche du brûle-parfum rapporté par Cernuschi (inv. M.C. 2082), dont la collection avait été présentée à Paris en 1873. A l’occasion de cette exposition, la maison Barbedienne avait ré-assemblé le grand Bouddha, première et forte expérience d’intervention sur des objets fabriqués au Japon. L’étape suivante a consisté à utiliser des fragments d’œuvres extrême-orientales pour les intégrer dans des meubles et objets éclectiques, que Lièvre a créés avec une grande liberté, comme son contemporain Gabriel Viardot. La salle « Fantasmes et tentations symbolistes » de la future galerie du XIXe siècle du musée des Arts décoratifs accueillera cette œuvre.
Odile Nouvel-Kammerer, conservatrice au musée des Arts décoratifs, département XIXe siècle
Edouard Lièvre (1828-1886)
Maison Ferdinand Barbedienne (1838-1955)
Vers 1880
Bronze ciselé, ajouré et patiné
H. 1,59 m ; L. 0,64 m ; P. 0,60 m.
Inv. 2004.187.1
Don de M. Roberto Polo - Paris
© Les Arts Décoratifs, Paris
Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris
- tél. : 01 44 55 57 50




