Service à bière ou à oran­geade (9 piè­ces), vers 1935, Cristallerie de Baccarat © Les Arts Décoratifs

2003

En 2003, 2732 nouvelles pièces sont venues enrichir les collections des musées des Arts Décoratifs :

- 157 nouvelles pièces sont ont rejoint les collections du musée des Arts décoratifs (12 achats et 26 dons) ;
- 218 celles du musée de la Mode et du Textile (6 achats et 11 dons) ;
- 2356 celles du musée de la Publicité (152 dons).

Les collections d’œuvres d’art réunies par Moïse de Camondo, présentées au musée Nissim de Camondo ne peuvent, par volonté testamentaire, être complétées.

Cristal soufflé-moulé
Canette H. 0,228 - Diam. base 0,158. Chopes H.0,14 - Diam. max. 0,09.
Inv. 2003.142.1.1 à 2003.142.1.9
Achat. Acquis grâce au mécénat des Amis des Arts décoratifs.
© Les Arts Décoratifs, Paris

Intact et complet, tel qu’il apparaît, sans référence ou titre particulier, dans un catalogue de la manufacture comportant les nouveautés 1935, ce service représente une veine très originale parmi les tentatives modernes de Baccarat entre les deux rendez-vous internationaux que sont les expositions parisiennes de 1925 et 1937. Si la taille du cristal incolore reste l’axe majeur, on note pourtant sous la direction artistique de Georges Chevallier de beaux essais de cristal soufflé-moulé sans décor dont ce modèle est un des exemples les plus réussis.

Si le service à bière apparaît dès le XIXe siècle sous la forme de l’association d’un pichet (ici dénommé« canette » d’après le catalogue de Baccarat précité) et de plusieurs verres sans pied ou gobelets, l’appellation de service à orangeade ne semble pas exister avant les années vingt. Cette nouveauté devient alors aussi représentative des us et coutumes de l’époque que le « verre d’eau » pour le XIXe siècle. Avant les années cinquante ce sont probablement aussi souvent des sirops dilués que des jus d’agrumes frais qu’on appelle de façon générique orangeade . Certainement « produit d’appel » dans la gamme Baccarat de cette époque, ce modèle sobrement annelé ne semble pas avoir obtenu un grand succès et il n’est pas conservé dans le fonds du musée Baccarat.

L’originalité de la forme, la nouveauté de la typologie, absente des collections du musée, et le prestige de la manufacture sont ici réunis et cette acquisition s’inscrit au sein d’une politique d’enrichissement nécessaire du fonds, encore assez pauvre, de verres à boire du vingtième siècle.

Jean-Luc Olivié, conservateur au musée des Arts décoratifs, département verre

Plan du site   Flux RSS   Contacts   ©   Crédits
Ministère de la Culture     Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris - tél. : 01 44 55 57 50