Lieutenant Nissim de Camondo en 1917 © Les Arts Décoratifs

Nissim de Camondo et la Grande Guerre 1914-1917

Journal de campagne du maréchal des logis N. de Camondo du 3e Hussards, 4e Escadron

Du 1er au 2 août 1914

Ordre de Mobilisation générale
Ordre de Mobilisation générale

Après avoir engagé le conflit contre l’Autriche-Hongrie et la Serbie le 28 juillet, l’Allemagne déclare la guerre à la Russie le 1er août ,et, le lendemain, à la France et à la Belgique. Avant même la mobilisation générale, Nissim de Camondo rejoint son régiment de hussards à Senlis. Cavalier confirmé, il fait partie du corps de cavalerie du général Sordet et part vers l’est avec le 4e escadron dont le capitaine Gabarrot assure le commandement : 165 kilomètres jusqu’à Auvillers-les-Forges, puis 2 kilomètres jusqu’à Foulzy dans les Ardennes.

C’en est fini de la paix, même si ces premiers jours sont étonnamment calmes. Le 3 août, Nissim écrit une première lettre à son père « […] Je ne peux pas me figurer que je suis à la guerre. Tout se passe comme en manœuvre et le moral est merveilleux. […] »

A l’arrière, en ce début du mois d’août, nombre de particuliers inscrits dans les colonnes « patriotisme et charité » du Gaulois, dont le baron Henri de Rothschild ou la danseuse Isadora Duncan, transforment demeures privées et hôtels particuliers en hôpitaux militaires.

Samedi 1er Août
Départ du régiment (4e escadron).

Dimanche 2 Août
2e échelon ; débarquement à Auvillers ; Cantonnement à Foulzy jusqu’au 5.

Présentation du projet

Afin de rendre hommage au lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo (1892-1917), fils du comte Moïse de Camondo et héros de la Première guerre mondiale, nous vous convions à suivre ce jeune homme attachant, cet officier engagé dès la première heure au sein du 3e régiment de hussards, à travers la lecture de son journal de campagne.

Celui-ci retrace de façon presque quotidienne, ou plus espacée dans le temps, les événements et faits qu’il a eu à cœur de rapporter dans des conditions souvent difficiles, au fil de ses trois années de guerre.

Pour que perdure la volonté de Moïse de Camondo de « (…) perpétuer la mémoire de mon père le comte Nissim de Camondo et celle de mon malheureux fils, le lieutenant pilote aviateur Nissim de Camondo, tombé en combat », lisez et partagez ces lignes. Découvrez ces mots « écrits au crayon parce que les plumes du caboulot sont exécrables » dans un petit carnet désormais jauni, mais aux lettres encore lisibles, qui éclairent la nature d’un engagement héroïque.

Si vous disposez d’informations ou photographies concernant Nissim de Camondo, ses camarades de combat ou les événements qu’il relate, nous vous invitons à les partager : nous nous en ferons l’écho.

100 APRÈS, RETROUVEZ SUR TWITTER AU JOUR LE JOUR LES LIGNES ÉCRITES PAR NISSIM DE CAMONDO DANS SON JOURNAL : @NDECAMONDO

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