Les affiches de guerre s’articulent dans un premier temps,
autour de la propagande de Vichy, des messages de Pétain,
des difficultés de la vie quotidienne et du travail en
Allemagne.
Puis affiches de propagande allemande anti-anglaise,
anti-américaine, anti-communiste et anti-juive, tour à
tour insidieuses ou d’une rare violence se multiplient pour
tenter de désunir les alliés, encourager les dénonciations,
démoraliser la population.
Les moyens mis en œuvre sont considérables; la Propaganda
Abteilung téléguide et finance partiellement l’action
du Ministère de l’Information.
L’activité de l’ORAFF, Office de Répartition
de l’Affichage crée par les autorités allemandes
en 1941 pour mettre en œuvre une politique rationnelle de
l’affichage est assurée par les afficheurs qui déposent
les demandes de visas auprès de la Propaganda Staffel.
C’est pour l’occupant le moyen de contrôler
et de censurer les affiches non utiles politiquement.
A mesure que s’étend l’occupation allemande,
la guerre des tracts, forme ingénieuse et efficace du combat
clandestin s’intensifie.
Les créations de Jean Carlu travaillant
aux Etats-Unis pour l’Office of War Information et pour
la France Libre mises en regard de celles de Paul Colin à
Paris au moment de la Libération illustrent deux moments
clés de la lutte contre l’Allemagne. Leurs œuvres
illustrent magistralement deux grands courants de la publicité,
la rigueur et le lyrisme.
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