accueil - De la réclame à la Publicité 1920-1950
Charles Gesmar, Mistinguett. Moulin Rouge, 1926.
 
Charles Gesmar, Mistinguett, 1925
Paul Selten, Folies Bergère. Folies en folie. Mistinguett, 1933.
 
Charles Gesmar, Mistinguett, 1925.

Mistinguett (1875 -1956)

 

Jeanne Bourgeois. Naît à Enghien-les-Bains.

Cette chanteuse française incarne la «môme de Paris» avec sa voix nasillarde, sa gouaille, son sens de la répartie et son accent des faubourgs.

Mistinguett débute à la fin du XIXe siècle. Elle cherche sa vocation, sa voix et son nom de scène (successivement Miss Helyett, Miss Tinguette et enfin Mistinguett) et entre finalement dans la revue.

En 1909, au Moulin-Rouge, elle obtient un vaste succès avec la Valse chaloupée qu'elle danse avec Max Dearly, essai transformé en 1912 aux Folies-Bergère avec la Valse renversante.

Son partenaire est alors Maurice Chevalier et ce couple, bientôt brisé par la carrière en solitaire de Chevalier, restera mythique.

Dans les années vingt, Mistinguett enchaîne les opérettes à succès : Paris qui danse, Paris qui jazz, En douce, Ça, c'est Paris.

Devenue une gloire nationale, une gloire qui s'exporte, « la Miss » est allée chanter Mon homme jusqu'aux États-Unis. Elle représente la Parisienne par excellence, le pendant féminin de Maurice Chevalier et, même si leurs voies se sont séparées, ils incarnent tous deux le music-hall français.

Souvent la proie des caricaturistes, elle s'est amusée à reprendre dans la chanson, C'est vrai, tous les clichés qui la poursuivaient : « On dit que j'ai la voix qui traîne, en chantant mes rengaines, c'est vrai ... ». Mais personne, dans son public, ne prend ce texte à la lettre : la Miss est intouchable.

Sa présence scénique, sa façon de jouer avec les spectateurs, son naturel sont le fruit d'un long travail ; elle aimait d'ailleurs à dire : « À force d'assiduité je suis devenue nature ».

 pour en savoir plus
La Revue Nègre

Ecouter : Mistinguett, "Paris"(2713ko)