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La tradition de l'affiche touristique française date des
années 1880. Elle apparaît massivement avec l'essor
du chemin de fer qui marque les débuts d'un réseau
d'échanges économiques et culturels qui ne cessera
de s'intensifier.
Grâce aux facilités de transport, le tourisme se développe
et devient peu à peu un secteur économique non négligeable.
L'affiche touristique constitue un genre très particulier
qui n'obéit pas tout à fait aux même lois que
l'affiche commerciale.
L'approche, totalement différente, réside dans le
fait que le voyageur en attente d'un train, flânant dans les
halls de gares, est beaucoup plus disponible que le citadin qui
se hâte ou que l'automobiliste qui accorde à l'affiche
une fraction de seconde.
Dans la gare, l'affiche est une invitation au voyage, à la
découverte, au rêve, une trouée de nature, de
poésie dans la grisaille des gares enfumées et poussiéreuses.
Ces affiches très descriptives sont dans la filiation directe
des créations d'Hugo d'Alesi, le plus prolifique affichiste
des chemins de fer de la fin du XIXème siècle. Très
souvent confiées non à des affichistes, mais à
des peintres de paysage qui ont contribué à en faire
un genre figé, elles vont évoluer sous la poussée
d'artistes tel Cassandre qui éliminent la description au
profit de l'image synthétique.
Broders sera le principal artisan avec Commarmond, du renouvellement
du genre, recherchant des perspectives nouvelles et surtout en s'adaptant
aux modes.
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