accueil - De la réclame à la Publicité 1920-1950
 
 
Pierre Commarmond, Foire de Paris, mai 1928.
Introduction

le métier d'affichiste
l'émergence d'une nouvelle profession: le publicitaire


Après la Première Guerre mondiale et son cortège de désolation, le pays est pris d’une terrible envie de vivre, d’une frénésie de nouveauté, d’une débauche de rythme, de couleurs, de beauté radicalement nouvelle.

Paris redevient la ville phare; le bouillonnement artistique se double d’un formidable essor économique. On crée, on propose, on impose un nouvel art de vivre dont les bases reposent essentiellement sur la consommation.

Les années 1920 donnent alors l’illusion de la prospérité. La publicité joue un rôle de premier plan dans ce concert et participe à cette évolution. Elle met en place, pour l’ensemble de la production, une stratégie du désir que rien n’arrêtera plus.

La crise de 1929 ralentira momentanément le mouvement qui repartira jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il faut consommer. Le passage de la réclame à la publicité dans la période de l’entre-deux-guerres représente un tournant décisif.

C’est à cette période qu’apparaît un nouveau professionnel, le «publicitaire» qui remet en cause le statut de l’affichiste à travers une nouvelle organisation, l’«agence».

La définition de l’affiche et sa fonction sont discutées au moment où apparaissent de nouveaux medias en particulier la radio dans les années 1920 et le cinéma dans les années 1930.

Si l’on assiste, dans les années 1930, à certaines avancées sociales, cette décennie est celle des crises financières, des conflits, de l’émergence du fascisme et du nazisme, ainsi que de la lente montée vers une nouvelle guerre.
Après la Seconde Guerre mondiale, les affichistes poursuivent leur engagement et participent à la promotion de la politique de reconstruction.