Après la Première Guerre mondiale et son cortège
de désolation, le pays est pris d’une terrible envie de
vivre, d’une frénésie de nouveauté, d’une
débauche de rythme, de couleurs, de beauté radicalement
nouvelle.
Paris redevient la ville phare; le bouillonnement artistique se double
d’un formidable essor économique. On crée, on propose,
on impose un nouvel art de vivre dont les bases reposent essentiellement
sur la consommation.
Les années 1920 donnent alors l’illusion de la prospérité.
La publicité joue un rôle de premier plan dans ce concert
et participe à cette évolution. Elle met en place, pour
l’ensemble de la production, une stratégie du désir
que rien n’arrêtera plus.
La crise de 1929 ralentira momentanément le mouvement qui repartira
jusqu'à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il faut consommer.
Le passage de la réclame à la publicité dans la
période de l’entre-deux-guerres représente un tournant
décisif.
C’est à cette période qu’apparaît un
nouveau professionnel, le «publicitaire» qui remet en cause
le statut de l’affichiste à travers une nouvelle organisation,
l’«agence».
La définition de l’affiche et sa fonction sont discutées
au moment où apparaissent de nouveaux medias en particulier la
radio dans les années 1920 et le cinéma dans les années
1930.
Si l’on assiste, dans les années 1930, à certaines
avancées sociales, cette décennie est celle des crises
financières, des conflits, de l’émergence du fascisme
et du nazisme, ainsi que de la lente montée vers une nouvelle
guerre.
Après la Seconde Guerre mondiale, les affichistes poursuivent
leur engagement et participent à la promotion de la politique
de reconstruction.
|