A partir des années 1930, des changements en profondeur sont
perceptibles avec l'apparition des agences de publicité :
l'implantation des agences américaines et de leurs méthodes
suscitent un débat dont la presse professionnelle se fait l'écho
opposant la publicité artistique française à la
publicité technique américaine.
Les premières agences françaises : Dam en 1923, Succès
en 1926, Publicis en 1927, Synergie en 1932, se développent.
L'enseignement d'O. J. Gérin, à travers son Précis
intégral de la publicité (1917), ses cours dans les écoles
de commerce et à l'Ecole technique de publicité, son exemple
professionnel ont été primordiaux puisqu'il a formé
les chefs de publicité des grandes sociétés actifs
dans les années 1930.
Après avoir créé la profession, O.J. Gérin
créa le titre. C’est de sa plume qu’est sorti, en
1918, ce néologisme : « publicitaire » qui, à
la fois substantif et adjectif, est rapidement devenu indispensable
à la profession.
En 1934, il y a polémique autour des noms «publiciste»
et «publicitaire».
Les publicistes, c’est à dire les journalistes prétendent
que le mot est accaparé par les agents de publicité avec
lesquels ils ne veulent pas être confondus.
Les publicitaires eux, revendiquent le nom crée par O.J. Gérin
et réfutent fermement le nom de publiciste.
L'organisation de cette nouvelle profession de "publicitaire"
laisse moins de place à l'artiste qui fait partie d'une équipe.
Il crée en fonction d'études techniques de marché.
La publicité se veut technique, voire
scientifique.
Si l'exposition internationale des arts décoratifs marque le
triomphe de l'affiche, l'Exposition
Internationale de 1937 sera celui de la Publicité.
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