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les marques |
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LES MARQUES, LOI ET PROTECTION En 1957, dans son livre Les Français
n’aiment pas la publicité, Robert Guérin s’adressant
aux annonceurs, pose les bases de ce qu’est une marque : «
Pour une marque, faire de la publicité, c’est d’abord
affirmer son existence, imposer sa personnalité, donner à
ses produits une identité bien définie, tout cela dans une
facture originale et une unité de style qui la différencie
fortement des autres. Un produit de marque, c’est quelqu’un
qu’on connaît et qu’on reconnaît Un exemple : Bonux. Première apparition de la lessive lancée par Procter en 1957, sous le nom de Bonus, qui deviendra Bonux fin 1958. Dans chaque paquet, Procter a l’idée d’offrir une prime, Bonux devient la « lessive aux milles cadeaux » qui va enchanter plusieurs générations d’enfants. Grâce à cette idée de génie et à une publicité massive, Bonux devient leader du marché français dans les années 60, avec plus de 40 % de parts de marché. Mais comme l’annonce les campagnes réalisées par Dorland en 1960 : « Son premier cadeau, c’est la blancheur !» Au-delà du produit, le consommateur
achète du plaisir, du statut social, de l’image. L’acte
d’achat est le plaisir majeur que confère le produit. Le
produit ne suffit plus, il faut lui créer une image. Le consommateur
achète ce que le produit représente. La publicité
va se charger de donner au produit une personnalité psychologique,
charger son image de significations et d’associations affectives.
Par exemple, à Troyes, Bernard Gilberstein fabrique des bas sous
le nom de « Bas Dimanche » que Marcel Bleustein Blanchet va
transformer en Dim, nom court, dynamique et qui sonne bien. Dim innove,
en matière de packaging (bas en chapelet à l’unité)
puis pour les « Tels quels », les bas non repassés
sont mis en boites dans des petits cubes de couleur. >> |