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LA SITUATION DE
LA PRESSE
La libéralisation de la presse, commencée sous le Second
Empire avec la loi du 11 mai 1868 et poursuivie par la loi républicaine
du 29 juillet 1881 contribue à la multiplication des titres.
En 1867, on compte 21 quotidiens à Paris et 57 dans les départements,
en 1880 : 60 et 190, en 1914 : 52 et 42 .
Le tirage global des quotidiens à Paris passe de 200 000 en 1863
à 5 500 000 en 1914. Cet essor est surtout le fait des quotidiens
populaires à un sou (Le Petit Journal, Le Petit Parisien, le Journal,
le Matin) qui publient notamment les romans des auteurs à succès.
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La presse périodique se diversifie. La presse généraliste
illustrée, voisine avec les journaux de toutes les sensibilités
politiques, des monarchistes aux anarchistes.
Elle se spécialise : féminine, sportive, enfantine, artistique,
scientifique, professionnelle et offre aux annonceurs des supports sélectifs.
C'est par exemple,
en 1893, le Petit Echo de la Mode , support publicitaire privilégié
des fabricants de machines à coudre, qui imagine d'offrir un patron
de vêtement dans chaque numéro. En 1900, son tirage est de
300 000 exemplaires.
LA PRESSE ET LA PUBLICITE, QUELQUES CHIFFRES
Vers 1890, le Figaro qui tire à 80 000 exemplaires est le journal
dont l'espace publicitaire est le plus cher. Son lectorat est composé
de la grande bourgeoisie parisienne consommatrice de produits et de services
de luxe.
La publicité représente 33% de ses recettes en 1892 et 37
% en 1896. Mais engagé dans le camp dreyfusard en 1897, il perd
une partie de ses lecteurs et par conséquent de sa publicité.
En 1906, la publicité fournit 25% de ses recettes au Petit Journal
qui tire à un million d'exemplaires, le plus fort tirage du monde.
Dans la presse populaire, la publicité se compose à 56 %
de petites annonces contre 44 % d'affiches-annonces, sans compter la publicité
rédactionnelle qui se présente sous forme d'un article d'apparence
informatif et s'insinue dans les colonnes du journal.
En 1865, l'agence de nouvelles Havas (fondée en 1832 par Charles
Havas) crée la Société Générale des
Annonces qui fournit aux journaux des correspondances de presse en échange
d'une cession d'espace revendu aux annonceurs. En 1880, la SGA régit
la publicité des deux tiers des 863 journaux de province et des
quotidiens parisiens. Cette situation perdure jusqu'en 1914
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Pierre Bonnard (1903)
Anonyme (vers 1870)
Anonyme
(vers 1885) 
Anonyme
Anonyme (1884)
Pierre Bonnard (vers
1870)
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