LA VIE PARISIENNE

La vie parisienne est particulièrement riche pendant cette période.
Paris rayonne : les expositions universelles, en particulier celles de 1889 et 1900 attirent des millions de touristes venus admirer les merveilles du monde et de l'industrie.

Des spectacles et des animations du monde entier -danse, dioramas, ballon captif, reconstitutions historiques offrent de biens belles distractions.

Les réalisations architecturales et les attractions sont innombrables : l'Opéra, la Tour Eiffel, le Grand Palais… Jacques Offenbach, Aristide Bruant, Sarah Bernhardt, Victor Hugo et Zola s'affichent.

Les lois de 1864 et 1867 libéralisent les théâtres et les cafés chantants : plus de 120 salles s'ouvrent entre 1864 et 1900. Le café-concert est de 1870 à 1914 la principale distraction populaire. Paris compte 150 salles.

Montmartre devient le centre des réjouissances, de grands cirques apparaissent, le cinéma émerge.

 

Le spectacle est dans la rue

Cette passion pour les spectacles (théâtre, café-concert, cirque, théâtre lyrique …) caractérise l'ensemble de la société française. Ils ont généré des milliers d'affiches, à lui seul, Jules Chéret en a dessiné environ six cents.
Des imprimeries ( Charles Lévy affiches américaines, Emile Lévy affiches françaises, Appel, Morris) se spécialisent dans l'affiche de spectacle, des supports lui sont exclusivement réservées, les colonnes Rambuteau exploitées par Morris.

Au début des années 1880, pour couvrir Paris, le lancement d'un spectacle par l'affichage représente deux vagues de deux à trois cents affiches, deux tiers en cadres réservés , un tiers en pose libre.

Pour lancer un ouvrage, les éditeurs couplent l'affichage extérieur ( plus massif
environ 600 affiches en une seule vague, pour le Pays jaune par exemple) au traditionnel affichage " dit de librairie ", c'est à dire sur le lieu de vente , illustré par l'affiche de Manet, repérable aux mentions " affiches d'intérieur ou en vente ici ".

Les expositions d'artistes, génèrent moins de publicité en dehors des affiches d'artistes acteurs de cette nouvelle forme d'art et circulent surtout dans le circuit des marchands et des collectionneurs d'affiches..
A l'opposé les expositions thématiques, ou soutenues par des événements extérieurs font l'objet de tirages importants, allant de 5000 à 10000 affiches.
Les grandes expositions en sont l'exemple le plus frappant : La Vie Parisienne composée pour séduire les visiteurs de l'Exposition Universelle de 1867, le Bal du Moulin Rouge ouvert en 1889, en vue de distraire les étrangers venus visiter l'exposition et en 1900 la Grande Roue de 100 mètres de diamètre, avec ses 40 wagons pouvant transporter 1600 voyageurs illustrent cette débauche de publicité.


Henri de Toulouse-Lautrec (vers 1875)

Anonyme (vers 1875)

Henri de Toulouse-Lautrec (1893)

Utugawa Kuniyoshi (1899)

Jules Chéret (1881)

Frédéric-Auguste Cazals (1892)

Alphonse Mucha (1899)

Anonyme (1893)

 

Anonyme (1889)

Jules Chéret d'après Kuniyoshi Utagawa (1890)

 

François Flameng (1900)