Consacrée à ces deux personnalités icôniques, cette exposition met en parallèle le rôle de son fondateur et celui de son directeur artistique actuel. Ce projet propose ainsi une analyse de l’univers de la mode durant deux périodes charnières, celle de l’industrialisation au XIXe siècle et celle de la globalisation contemporaine.
Très tôt, Les Arts Décoratifs ont témoigné de la réalité culturelle des produits de consommation, en constituant entre autres une collection d’affiches publicitaires. Cette relation particulière entre les entreprises et le musée oriente encore aujourd’hui sa programmation. Ricard appartient à ces grandes marques qui impriment la mémoire collective. Au-delà de cela, l’aventure Ricard dans le domaine de la communication constitue un cas d’école. Elle repose sur la personnalité exceptionnelle d’un homme, Paul Ricard (1909-1997) ; des couleurs, un graphisme, des slogans célèbres : « Garçon, un Ricard ! » (1939) ou « Un Ricard, sinon rien » (1984), de nombreux objets (cendrier, broc, pichet), la chanson, le sport, l’écologie, l’art contemporain, le design... sont parmi les modes de communication successifs mis en place depuis 1932 par le fondateur de la société Ricard. En interrogeant les acteurs et les archives de l’entreprise, l’exposition retrace ainsi 80 ans de communication créative.
« Dans la grande forêt, un petit éléphant est né. Il s’appelle Babar. »
80 ans plus tard, Babar devenu roi des éléphants, porte toujours son « costume d’une agréable couleur verte ». Il reste certainement l’un des héros de la littérature jeunesse les plus prisés des enfants mais aussi et surtout de leurs parents et grands-parents qui associent Babar à leur plus tendre enfance. Il fête aujourd’hui son anniversaire dans la galerie des Jouets des Arts Décoratifs. L’exposition retrace les aventures du pachyderme le plus célèbre depuis sa création en 1931.
Poursuivant une programmation prospective dans le domaine de la céramique contemporaine, après « Petits bouleversements au centre de la Table » en 2008 et « Circuit Céramique » en 2010, les Arts Décoratifs, en partenariat avec la Fondation d’entreprise Bernardaud, ont souhaité s’intéresser à l’utilisation que font certains artistes bijoutiers du matériau céramique. L’exposition « Un peu de terre sur la peau » a été conçue à partir d’œuvres très récentes, qui interrogent les codes ancestraux du bijou pour les projeter dans des perspectives nouvelles. Les 18 jeunes créateurs sélectionnés font souffler un vent de transgression sur ce domaine encore très attaché aux traditions. D’origine française, suisse, allemande, finlandaise, hollandaise, suédoise ou taiwanaise, ils proposent en 140 pièces marquantes leur vision iconoclaste du corps et de la parure.
Le trompe-l’œil est, comme son nom l’indique, destiné à tromper l’œil et trouve son origine dans les fresques et mosaïques antiques. Le récit le plus ancien qui marque le début du trompe-l’œil est celui de Pline l’Ancien. Il rapporte dans son Histoire naturelle comment le peintre Zeuxis (464-398 av. JC), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasius, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour. Si l’Antiquité est le point de départ de cette illusion parfaite, la Renaissance et le Maniérisme vont amplifier ce phénomène avant que la période Baroque n’en fasse un genre à part entière. La virtuosité atteint alors son comble et cette illusion doit alors beaucoup aux techniques de la perspective et du clair-obscur. Toutes les périodes vont s’y intéresser, même si les supports et les enjeux ne sont plus les mêmes.
Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris
- tél. : 01 44 55 57 50







