Les Arts Décoratifs proposent, dans la galerie d’actualité du musée, une exposition des œuvres récentes du sculpteur-céramiste suisse Philippe Barde. Ce projet se concentre sur les trois dernières années du riche parcours créatif de celui-ci, consacrées a une revisitation très libre de l’œuvre moderniste d’un des grands potiers suisse des années 30, Paul Ami Bonifas.
Le trompe-l’œil est, comme son nom l’indique, destiné à tromper l’œil et trouve son origine dans les fresques et mosaïques antiques. Le récit le plus ancien qui marque le début du trompe-l’œil est celui de Pline l’Ancien. Il rapporte dans son Histoire naturelle comment le peintre Zeuxis (464-398 av. JC), dans une compétition qui l’opposait au peintre Parrhasius, avait représenté des raisins si parfaits que des oiseaux vinrent voleter autour. Si l’Antiquité est le point de départ de cette illusion parfaite, la Renaissance et le Maniérisme vont amplifier ce phénomène avant que la période Baroque n’en fasse un genre à part entière. La virtuosité atteint alors son comble et cette illusion doit alors beaucoup aux techniques de la perspective et du clair-obscur. Toutes les périodes vont s’y intéresser, même si les supports et les enjeux ne sont plus les mêmes.
Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris
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