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Cratère, coupe à boire à six masques, coupe à boire à dix masques et coupe à guirlandes

Christofle & Cie, depuis 1842
Paris, 1869-1874
Reproduction galvanoplastique en cuivre argenté et partiellement doré du trésor d’Hildesheim
Don Christofle & Cie, 1874, inv. UC 689, UC 691, UC 692 et UC 693
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Le nom de galvanoplastie vient du nom du physicien italien Luigi Galvani (1737-1798) et du grec plassein, former. La galvanoplastie est « une technique de mise en forme d’un objet en métal par dépôt électrolytique de ce métal pur formant une couche plus ou moins épaisse. Le métal dissout dans un bain conducteur vient se déposer dans un moule ou empreinte présentant en creux la forme de l’objet à reproduire dont la surface est recouverte d’un revêtement conducteur. Ce moule forme la cathode (pôle négatif) et les grains ou plaques du métal à déposer forment l’anode (pôle positif). La couche de métal obtenue par galvanoplastie, proportionnelle au temps de passage du courant électrique dans le bain, est parfaitement égale sur toute la surface » (Catherine Arminjon et Michèle Bilimoff, L’Art du métal, éditions du Patrimoine, 1998). Les procédés galvaniques sont mis au point dans la première moitié du XIXe siècle et sont alors exploités en Allemagne et en Russie, mais ce sont surtout les maisons Elkington en Angleterre et Christofle en France qui, à la fin du XIXe siècle effectuent les reproductions des plus célèbres trésors ou pièces d’orfèvrerie civile ou religieuse conservés dans les grandes collections et les principaux musées européens. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, les nouveaux musées d’arts décoratifs qui naissent en Europe ambitionnent de présenter à leurs visiteurs des collections encyclopédiques reflétant tous les styles. Les musées se lancent dans une politique de reproduction qui comporte des moulages en plâtre, des galvanoplasties et des photographies, qu’ils s’échangent et vendent aux collectionneurs. Ainsi, l’Union centrale des arts décoratifs ouvre un atelier de moulages en plâtre avenue La Bourdonnais, à Paris, et passe un contrat d’édition de galvanoplastie avec la manufacture Christofle pour créer « une section spéciale de reproductions galvanoplastiques » au sein du musée. Christofle reproduit des originaux aussi prestigieux que le Ciboire d’Alpais conservé au Louvre ou le Trésor d’ Hildesheim découvert en 1868 en Allemagne et exposé au musée de Berlin. L’objectif est de « vulgariser, par tous les procédés de reproduction, les types anciens ou modernes pouvant servir à guider l’artiste et à former le goût du public ».

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