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Fauteuil gondole

Jennens & Bettridge (1816-1864)
Birmingham, vers 1850-1860
Pieds et ceinture en bois laqué noir, dossier en papier mâché, incrustations de nacre, décor peint et doré
Legs Jeanne Mathis, 1979, inv. 48969
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Ce fauteuil d’apparence très précieuse est en fait en papier-mâché. Il est signé Jennens et Bettridge, manufacture anglaise célèbre pour cette technique innovante. Ce matériau visant à imiter la richesse des laques chinoises et japonaises existait déjà en France au début du XVIIIe siècle dans le décor intérieur ou la réalisation de petits objets. L’Angleterre améliore considérablement le procédé et l’applique au mobilier. C’est à Birmingham, en 1772, qu’Henry Clay met en oeuvre ce nouveau matériau résistant et dur, réalisé à partir de feuilles agglomérées pouvant être sciées, rabotées à la manière du bois. Il est racheté par Jennens et Bettridge en 1816. Ces derniers déposent en 1825 un brevet d’adjonction de matières (nacre, perle ou verre) dans le vernis avant le séchage. Ils modifient également sa composition. Fibres végétales (foin, paille et écorces d’arbre) et chiffons sont mélangés à la pâte de papier et encollés pour former une pulpe. Après séchage, la pâte est coulée dans un moule, enduite et prête à être décorée. Les meubles sont parfois renforcés par une âme en bois ou en fer. Bon marché et léger, ce matériau s’avère, par sa résistance et sa malléabilité, un très bon substitut du bois ou du métal. Cette production atteint son apogée autour de 1840- 1850. La production française se développe au même moment et connaît un grand succès sous Napoléon III.

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