Diaporama

Suivant Précédent
Portrait de la reine Marie-Antoinette

Gaspard Grégoire (1751-1846)
Paris, 1787-1790
Tableau tissé, velours de soie peint sur chaîne avant tissage à l’imitation de la peinture, dit velours Grégoire
Don Renée Thery, 1996, inv. 996.75.24
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Le velours Grégoire porte le nom de son inventeur. Gaspard Grégoire se lance dans le négoce des tissus en 1777 et, très tôt, concentre ses recherches sur l’invention d’un procédé de velours imitant la peinture. Les sujets se composent essentiellement de portraits comme ceux de Louis XVI, Napoléon et Pie VII qui lui sont inspirés par Raphaël, Greuze ou Guérin. La spécificité du procédé réside dans le décor peint sur la chaîne avant tissage. Pour exécuter un velours, deux chaînes sont nécessaires. La première, nommée chaîne de fond, sert à tisser le corps du tissu selon une armure simple. Les fils de la seconde, dite chaîne poil, sont soulevés au fur à mesure du tissage par des baguettes appelées fers, passées comme une trame, à seule fin de former des boucles. Ces boucles ensuite tranchées et les fers retirés, la surface du tissu est constituée de touffes de poil. Selon la hauteur du poil, la longueur de la chaîne poil sera 4 à 7 fois supérieure au résultat final. La méthode utilisée par Grégoire n’a jamais été complètement élucidée. On sait qu’il fit appel à des Lyonnais spécialisés dans le chiné à la branche, technique de décor teint sur chaîne utilisée au cours du XVIIIe siècle. La prouesse technique de Grégoire consiste à anticiper le résultat final en contrecarrant toute déformation. Ses oeuvres suscitent l’admiration mais les aides de l’état lui sont retirées car il ne réussit pas à développer sa technique pour réaliser des oeuvres de taille plus imposante.

Plan du site   Flux RSS   Contacts   ©   Crédits
Ministère de la Culture     Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris - tél. : 01 44 55 57 50