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Perruque

Alexandre de Paris (1922-2008), coiffeur
Maison Courrèges (depuis 1961), maison de couture
Paris, collection printemps-été, haute couture, 1969
Nylon
Collection UFAC, don Courrèges, 1971, inv. 71-17-4 C
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Compensant la perte de cheveux, permettant de paraître plus jeune ou de s’embellir, les perruques et postiches jouent avec les apparences dans une société où la « représentation » est un véritable mode de vie. Ces accessoires acquièrent aux XVIe et XVIIe siècles une telle importance qu’ils deviennent des signes de reconnaissance. La perruque du XVIIIe siècle, de taille modeste dans un premier temps, s’élève et se gonfle de crin, de coussins et de faux cheveux à partir de 1760. Poudrées, parfumées, reproduisant parfois de petites scènes de la vie quotidienne, les perruques peuvent atteindre des dimensions extraordinaires, telle celle de Marie-Antoinette en 1776 qui faisait 36 pouces de haut (87,5 cm). Un système mécanique muni de ressorts est même inventé par un certain Baulard, permettant de baisser et remonter la coiffure afin de passer plus aisément d’une pièce à l’autre, mais aussi pour ménager la susceptibilité des personnes trouvant ces nouvelles modes indécentes. Ces extravagances capillaires donnent lieu à de multiples caricatures et estampes satiriques où l’on peut voir les coiffeurs juchés sur des échelles tentant d’achever leur oeuvre, mais aussi des accidents où les perruques prennent feu en passant sous un chandelier. Au XXe siècle, l’arrivée de nouvelles matières comme le nylon modifie profondément l’aspect des perruques et les mannequins habillés par Courrèges font sensation avec leurs perruques vertes coupées au carré.

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