Ceci n'est pas une period room

Papier de tenture et bordures

France, début du XIXe siècle
Papier rabouté, fond brossé à la main rose, impression à la planche, tontisse noire pour la bordure supérieure
Don Albéric Buchot, 2004, inv. 2004.168.1
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Cette tenture provient d’une chambre à alcôve située au premier étage du Clos du Pavillon, propriété vinicole, à Pommard en Côte-d’Or. Bien que son fabricant n’ait pas été identifié, son décor caractéristique a permis de le dater du premier quart du XIXe siècle. Ce papier peint offre un exemple grandeur nature de papier destiné à tromper l’oeil en simulant des draperies. Par ses sujets autant que par la variété de ses applications, le papier peint est le support idéal du trompe-l’oeil. De la feuille avec lé à motifs répétitifs en passant par le papier panoramique, des bordures et figures aux adhésifs, il peut être placé au plafond, tapisser les murs ou parer les écrans de cheminée et les dessus-de-porte. Grâce à ses différents usages, il crée une trouée dans le ciel, simule un tableau peint, remplace un détail architectural (cheminée, colonne) ou se transforme en simple mur de briques ou en palissade. La même variété existe dans les sujets qu’il imite. Bois, céramique, cuir, étoffes, métaux : rien ne résiste au papier peint. Ses nombreux procédés de fabrication donnent le change : papiers plats, en relief, gaufrés, métallisés, pelucheux ou veloutés enrichissent son champ décoratif. La tontisse imite le velours ; l’or et l’argent sont appliqués à la feuille ou imités ; les paillettes de mica embellissent le papier imprimé en détrempe...

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