Ça trompe énormément

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Plaque murale en forme de cage à oiseau, recouverte d’une tente à rideaux bleus

Delft, vers 1780
Faïence de grand feu
Legs Mademoiselle Mimaut, 1911, inv. 17094
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Ces cages d’oiseau en trompe-l’oeil produites à Delft étaient destinées à être suspendues au mur ou à être insérées dans une composition plus vaste en carreaux. Les nombreuses représentations d’oiseaux dans la production de Delft ont été mises en relation avec les célèbres volières du palais de la reine Mary II. L’exemplaire avec la cage recouverte d’une étoffe est l’une des plus sophistiquées. Ces scènes rappellent que dès la fin du XVe siècle, les peintres hollandais, nourris par leur goût du détail et les recherches sur la perspective, se spécialisent dans l’art de l’illusion. Destinés à une nouvelle classe sociale, la bourgeoisie, les tableaux changent de dimensions pour s’adapter aux intérieurs et les sujets plus triviaux comme la peinture de genre se substituent à la peinture d’histoire. De plus, l’impact de la Réforme est profond avec son aversion pour les images comportant des figures sacrées : la nature morte et les paysages dominent la peinture. Dans cette lignée, ces oiseaux en trompe l’oeil dans leur cage sont déclinés dans des versions plus ou moins raffinées.

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