Ça trompe énormément

Suivant Précédent
Pots trompeurs

Pot trompeur
Nevers, après 1650
Faïence
Legs Monsieur Bareiller, 1890, inv. 5306
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Pot trompeur
Bohême ou France, XVIIIe siècle
Verre soufflé, modelé à chaud, décoré à la pince et gravé à la roue
Don Monsieur et Madame E. Dècle, 1890, inv. 5294
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Le pot trompeur, appelé aussi pichet trompeur, pot à surprise ou pot à illusion, est une facétie populaire ancienne et souvent un exercice de virtuosité pour les potiers. Ces derniers vont multiplier les pièges et le pichet devient alors objet de curiosité et de décor. Son origine populaire est attestée par des devises inscrites dessus comme « Buvez je le veux bien, mais sachez où placer votre main ». Il est réalisé dans les grandes techniques de la céramique : terre vernissée, puis grès et faïence. Des variantes existent, mais le principe est toujours le même : on ne peut boire sans verser l’eau qu’en aspirant au goulot et en amenant l’eau à travers l’anse creuse et le bourrelet du rebord, creux lui aussi. Pour certains pichets, une prise d’air dissimulée dans l’anse doit être bouchée avec le doigt. Les variantes les plus courantes sont la multiplication des goulots ou le pichet à double paraison que l’on remplit par le fond, bouché d’un bouchon de liège. Il existe aussi en verre, mais la transparence exige un autre cheminement. Ici il est assez simple : un long tube courbe part du fond pour former l’anse et la paille qui sert à aspirer le liquide.

Plan du site   Flux RSS   Contacts   ©   Crédits
Ministère de la Culture     Les Arts Décoratifs 107, rue de Rivoli 75001 Paris - tél. : 01 44 55 57 50