Faux-cul

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Corset à jarretelles

France, vers 1900
Pékin liseré et satin de soie, métal et caoutchouc
Collection UFAC, don Ghislaine Fairweather-Lauwick, en souvenir de Cléo de Mérode, 1967, inv. 67-9-91
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Le corset participe au façonnage de la silhouette, qui, selon les époques et les modes, se modifie. Il accentue les courbes naturelles du corps en le contraignant pour adopter une taille aussi fine que possible tout en faisant remonter la poitrine. Abandonné un court moment du Directoire au début de l’Empire, le corset réapparaît progressivement pour triompher de nouveau sous Louis XVIII où la taille est de nouveau très marquée. Il retrouve alors ses baleines, ses lacets et son busc rigide en os de baleine, en bois, ou en fer. Le principe ne change pas tout au long du XIXe siècle. Les formes ne cessent de rallonger ou de raccourcir au gré des modes, tout en bénéficiant de perfectionnements techniques facilitant le laçage ou le rendant plus « confortable ». En 1900, la silhouette féminine se doit d’être très cambrée et de faire ressortir le buste vers l’avant suivant la forme sinueuse d’un S. La Première Guerre mondiale met fin à ces modifications artificielles de la silhouette féminine pour laisser enfin apparaître les lignes naturelles du corps.

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