Cousu de fil blanc

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Robe

Hermès, depuis 1837
Léonard, depuis 1958, créateur textile
Paris, 1952
Toile de coton imprimée au cadre
Sollection UFAC, don Madame Arnodin Ricou, 1984, inv. 84-1-3
© Les Arts Décoratifs / Photo : Jean Tholance

Les techniques textiles ont, au cours de l’histoire, cherché à se plagier entre elles. L’imprimé plus que tout autre s’est prêté à ce jeu. En France, les premières manufactures d’impression sur étoffes voient le jour dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. On imprime alors à la planche de bois gravée en relief de décors polychromes qui parfois imitent ceux des chinés à la branche. Ces soieries aux contours flous irréguliers sont obtenues par teinture des fils avant tissage. Un autre procédé, l’impression au rouleau de cuivre, inventé en 1783 par l’Anglais Thomas Bell, est utilisé à Jouy-en-Josas et en Alsace à partir de 1797. Premier procédé mécanisé, il permet d’imprimer en continu sur toute la longueur du tissu. Les cylindres gravés en creux permettent de créer une large variété de motifs chinés, marbrés ou moirés. Au milieu du XIXe siècle, alors que la moire est l’un des tissus de soie les plus précieux, les manufactures alsaciennes reproduisent ses reflets changeants sur mousseline de laine pour la mode ou sur coton glacé pour l’ameublement. Au début du XXe siècle, un autre procédé, l’impression au cadre plat, dite aussi à la Lyonnaise, procède de la sérigraphie industrielle et permet de reproduire de façon très réaliste des décors subtils. Depuis une dizaine d’années, l’impression numérique en quadrichromie haute définition offre la possibilité de reproduire une photographie sur tous les supports textiles

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