Art nouveau

Broche Le Baiser, 1904-1906

René LALIQUE
Argent et verre
© ADAGP, Paris, 2011

L’identité de René Le Mesnil qui, en 1960, donna au musée la broche en verre Le Baiser, est longtemps restée énigmatique. La dédicace de ce bijou (« Je rêve aux baisers qui demeurent toujours ») suggère une œuvre très intime réalisée pour une personne particulière.

L’adéquation entre le sujet et la matière est exceptionnelle. Une tête masculine en haut-relief embrasse un visage féminin sculpté au revers de la plaque de verre : les lèvres se joignent à la surface de la matière. Entouré d’un rameau d’épines ciselé en argent, cet objet minuscule résume les plaisirs et les affres de l’amour que Lalique lui-même décrit dans une de ses lettres : « Comme je peux faire souffrir, hélas ! celle qui peut m’aimer… » La petite-fille de René Lalique, confidente de son grand-père, a levé pour nous le mystère. En 1904 et 1905, Lalique fait de longs séjours en Angleterre et rencontre une jeune Française. Un fils, René Le Mesnil, naîtra de leurs amours en 1907. En donnant Le Baiser au Musée des Arts Décoratifs, il lève le voile sur l’histoire d’amour de ses parents que tous avaient voulu taire.

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